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Drapé


La prieuse, dont la tête émerge du drapé de son vêtement, est une statue incontournable dans l'oeuvre de Marc Nucera. Elle est commune à toutes les religions et représente un mouvement, une inclinaison tout en traduisant le travail de précision fait par l'artiste, travail tout en finesse et en rondeur, créant ici et là comme de la dentelle.

La prieuse, dont la tête émerge du drapé du vêtement, est une statue incontournable dans l'oeuvre de Marc Nucera. Cette statue mesure 127 cm de hauteur et se dresse sur un socle en acier de 80 x 57 cm.

Le drapé est un travail annonciateur chez Marc de sa série des prieures d’inspiration antique. L’artiste fait ressortir, au grès de son geste, des membres, une tête, issus de l’attention qu’il porte à l’arbre, à ses nœuds, ses veines, ses départs de branches. Le détail de cette sculpture présente un travail de dentelles qui force l’admiration.  

Depuis trente ans, dans son jardin-atelier de Noves, près d’Avignon, Marc Nucera travaille pour acquérir des « formules de gestes ». Il manie ses outils avec une virtuosité rare, où la délicatesse se conjugue à la détermination.

Drapés, plissés, torsions et volutes naissent sous les mains de cet exceptionnel tailleur de formes et de matières, qu’elles soient inertes ou vivantes. Jouant avec l’ombre et la lumière, ses sculptures donnent au bois une apparente fluidité, presque une onctuosité : cyprès, cèdre ou platane semblent se délier, se plier et entrer en fusion sous l’effet d’un travail d’une ténacité sans faille.

Marc Nucera dessine rarement ses œuvres au préalable. Il préfère se laisser guider par l’arbre, épouser ses lignes, composer avec ses nœuds et accueillir l’imprévu : « Créer, c’est s’oublier, s’effacer, laisser venir l’intuition portée par le vent. »

Le travail à la tronçonneuse est physique, le geste exigeant. Pourtant, lorsque Marc Nucera se dit épuisé au terme de son travail, cette fatigue n’est pas seulement celle du corps. Elle naît de l’acte de création lui-même, de l’emprise des forces transmises par la matière, qui se saisissent de lui, le traversent et le laissent comme vidé.

Ce que Retour De Voyage aime profondément dans son œuvre, c’est cette osmose avec l’arbre : son amour du bois, de sa douceur et de son parfum, de sa manière si singulière de capter et de retenir la chaleur de la lumière.

« L’arbre est une puissance de vie. »

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