Hans Silvester a été très impressionné et surtout passionné par le talent des femmes benchs qui créent ces peintures murales. Il n’y a jamais de répétition et il se dégage de ces créations une fraîcheur inégalable. C’est la recherche de la beauté permanente, le renouvellement de la création qui émeuvent l’artiste.
C’est en Ethiopie, à 600 km au sud de la capitale qu’Hans Silvester a fait la rencontre des Benchs, une ethnie de cultivateurs. La découverte de ce peuple relève presque du hasard. Hans Silvester se rendait dans la vallée de l’Omo lorsqu’il est tombé sur des maisons peintes. Curieux et surtout admiratif, il a revêtu sa casquette d’explorateur, et s’est rapidement aperçu que rares étaient les personnes à s’être intéressées à cette culture. Il qualifie le peuple Bench de « modeste » : aucun ne possède plus de 6 moutons. Mais l’harmonie dans laquelle ils vivent a touché le cœur du photographe. Il faut dire que les animaux sont totalement intégrés à la vie quotidienne et créent une ambiance tout à fait particulière. Les animaux et les hommes vivent en symbiose, en toute liberté.
Retour De Voyage a sélectionné cette photo remarquable qui témoigne du talent de ces femmes qui personnalisent leur habitat avec les terres ocrées, allant du blanc jusqu’au rouge, qu’elles trouvent en creusant la terre.